Conférence Philo itinérante

Philosophie 2018 : Conférence itinérante de Claude Obadia sur le thème de la caresse

L’ISC Paris vous prépare cette année encore au thème de culture générale 2018 : Le Corps. Claude Obadia, professeur agrégé de philosophie en classes préparatoires commerciales, présentera cette année la conférence : « La caresse, ou le corps dans tous ses états » dans votre lycée.

Vous pouvez dès à présent réserver une intervention gratuite dans votre établissement sur un format d’une heure. Les conférences seront possibles tous les mardis et mercredis (matin ou après-midi) et les samedis (matin) du 10 septembre 2017 au 10 janvier 2018.

Professeurs, étudiants, merci de prendre contact avec Lionel THEULIER, Responsable Promotion, pour fixer au plus vite une date : ltheulier@iscparis.com ou au 01 40 53 74 22.

Présentation de la conférence

Conférence « itinérante » sur le thème du corps, par Claude Obadia : « La caresse, ou le corps dans tous ses états »

Si l’on peut s’étonner que la philosophie soit appelée à réfléchir la caresse, c’est qu’on n’imagine pas qu’un simple geste puisse donner à penser quoi que ce soit. Qu’y a-t-il, en effet, de moins consistant qu’une caresse qui, ne laissant aucune trace, semble ne produire rien de réel ? Pourtant… « Que j’aime à être caressé… Il me semble que je ne suis plus malheureux », écrivit Rousseau dans une lettre à Christophe de Beaumont. Que voulait-il dire ? Et qu’est au juste cette vertu presque magique de la caresse tellement plus puissante, en vérité, que les mots dont on peut parfois l’accompagner ? Telle est bien la question à laquelle nous nous proposons de répondre, ce que nous ferons en examinant trois problèmes. Premièrement : est-il tellement certain que le plaisir de la caresse soit corporel ? Deuxième problème : si la caresse, en épousant les contours du corps, en constitue bien le dessin, ne devons-nous pas alors l’envisager comme une sorte de recomposition, forcément inachevée, de l’idée même du corps ? Enfin, si la caresse a bien le pouvoir d’apaiser les souffrances morales et si, à ce titre, elle possède un pouvoir littéralement « métaphysique », de quoi le corps, alors, est-il le nom ?