Conférence Philo itinérante

L’ISC Paris vous prépare cette année encore au thème de culture générale 2017 : La Parole. Claude Obadia, professeur agrégé de philosophie en classes préparatoires commerciales, présentera cette année la conférence : « La parole et l’homme: Descartes versus Montaigne » dans votre lycée.

Vous pouvez dès à présent réserver une intervention gratuite dans votre établissement sur un format d’une heure. Les conférences seront possibles tous les mardis et mercredis (matin ou après-midi), les jeudis à partir de 15h et les samedis (matin) du 1er septembre 2016 au 10 janvier 2017.

Professeurs, étudiants, merci de prendre contact avec Lionel THEULIER, Responsable Promotion pour fixer au plus vite une date : ltheulier@iscparis.com ou au 01 40 53 74 22

Présentation de la conférence

Conférence « itinérante » sur le thème de La Parole, par Claude Obadia : « La parole et l’homme: Descartes versus Montaigne »

Est-il possible ou non d’établir une frontière nette entre l’homme et la bête, et à ce titre la parole doit-elle être considérée comme le propre de l’homme? Autant d’interrogations auxquelles reviennent aujourd’hui, par exemple autour du problème du droit des animaux, les partisans de l’antispécisme.
Or, comme nous nous emploierons à le montrer, ces questions ne sont pas nouvelles, qui furent soulevées à l’aube de l’âge classique notamment par Montaigne dont le scepticisme et le nominalisme l’amènent à considérer que l’idée d’un nature humaine universelle est illusoire et que la différence entre l’homme et la bête n’est pas si grande que cela.
Or, ici, la question du langage importe au plus haut point. Car s’il n’y a, selon Montaigne, aucune raison d’expliquer les capacités linguistiques de l’animal autrement que les capacités linguistiques de l’homme, il n’en reste pas moins, affirmera Descartes contre l’auteur des Essais, que l’homme le plus stupide est capable de parler tandis que la bête la plus parfaite en demeure incapable.
Or, cette dernière thèse ne revient-elle pas, au fond, à dire trois choses? Premièrement, qu’il est possible de reconnaître l’existence d’un “homme universel”. Deuxièmement, que le règne animal ne forme pas une véritable communauté. Enfin, que si la parole de l’homme traduit autre chose que le mécanisme des passions, son unité ne saurait se fonder autrement que sur l’unité de la raison elle-même.