Conférence philosophique itinérante

Conférence philosophique itinérante

L’ISC Paris vous prépare cette année encore au thème de culture générale 2020 : le désir. Claude Obadia, professeur agrégé de philosophie en classes préparatoires commerciales, présentera cette année la conférence : « Que faire de ses désirs ? » dans votre lycée.

Vous pouvez dès à présent réserver une intervention gratuite dans votre établissement sur un format d’une heure. Les conférences seront possibles tous les mardis et mercredis (matin ou après-midi) et les samedis du 7 septembre au 14 décembre 2019.

Professeurs, étudiants, merci de prendre contact avec Julie Demory, Responsable Promotion, pour fixer au plus vite une date – jdemory@iscparis.com ou au 01 40 53 74 10, ou complétez le formulaire d’inscription en ligne :

Inscription gratuite en ligne

Présentation de la conférence

Conférence « itinérante » sur le thème du désir, par Claude Obadia :  « Que faire de ses désirs ? »

On croit souvent qu’il faut satisfaire tous ses désirs pour être heureux. La raison en est simple : nous nous croyons malheureux de ne pouvoir les satisfaire tous. Or, est-il tellement certain que la satisfaction de nos désirs soit la clé du bonheur ? Car enfin, ne désirons-nous pas que ce que nous ne possédons pas ? Comment, dans ce cas, serait-il possible de satisfaire tous ses désirs ? Pour reprendre l’image de Platon, qui le compare au tonneau des Danaïdes, le désir n’est-il pas condamné à demeurer insatisfait ? Et ne constitue-t-il pas, de par le manque qu’il cherche à combler et l’inquiétude qui lui est afférente, la marque de notre finitude ? N’est-il pas, dès lors, illusoire de croire que la satisfaction du désir peut procurer le contentement inaltérable en quoi réside le bonheur ? Pourtant, s’il faut bien reconnaître que, ne désirant que ce que nous n’avons pas, nous paraissons condamnés à souffrir, est-il vraiment impossible de nous rendre maîtres de nos désirs et, ainsi, d’échapper à l’amertume ? Mais dans cette hypothèse, ne risque-t-on pas de tomber de Charybde en Scylla ? À quoi bon renoncer à ses désirs si, pour se libérer de la frustration, il faut s’abîmer dans la résignation ? On le voit donc, ce n’est ni en cédant aveuglément à ses désirs ni en leur faisant la guerre, qu’on trouvera le bonheur.
Et c’est la raison pour laquelle la question de savoir ce qu’il faut en faire importe tant.

CEFDG