Dans de nombreuses formations, les étudiants travaillent en groupe, construisent des présentations, enchaînent les projets. Ils apprennent, ils s’exercent, ils progressent. Mais une limite persiste : celle du réel. Les projets s’arrêtent là où commence véritablement l’exécution.
À l’ISC Paris, certains modules font le choix inverse. Ils ne s’arrêtent pas à la théorie. Ils commencent là où elle s’arrête. C’est ce qu’on appelle l’active learning et au sein du Programme Grande École, cette pédagogie prend une forme concrète, exigeante, et transformatrice.

L’active learning, ou apprentissage par l’action, est une approche pédagogique qui place l’étudiant au cœur de sa formation. Plutôt que d’assimiler passivement des contenus, il apprend en faisant : en résolvant des problèmes, en prenant des décisions, en assumant des responsabilités.
Dans les meilleures écoles de commerce, cette pédagogie active va au-delà des simulations et des jeux de rôle. Elle engage les étudiants dans des projets réels, avec des enjeux réels et des résultats mesurables.
À l’ISC Paris, c’est exactement ce que propose le cours de design thinking porté par Ophélie Malingre : créer, en trois mois, un événement réel, de A à Z.
Dès les premières heures, le cadre est posé. Il ne s’agit pas d’un projet académique classique. Il s’agit d’une organisation collective, à grande échelle, avec ses contraintes, ses tensions, ses responsabilités. Quatre-vingts étudiants. Une seule équipe.
Très vite, la dynamique change. On ne reste pas assis à écouter. On se lève, on échange, on débat. Les idées fusent, les désaccords émergent, les premières décisions structurantes sont prises. La classe disparaît. Une organisation prend forme.
Un comité de direction est nommé. Des pôles se structurent : événementiel, partenariats, communication. Une gouvernance se met en place. Les rôles s’affinent, le projet aussi. Une entreprise se crée.
Le module s’appuie sur une méthodologie exigeante : le design thinking. Mais ici, il ne s’agit pas de comprendre une méthode. Il s’agit de l’appliquer dans un contexte réel.
Les étudiants doivent partir des besoins réels. Comprendre leur cible. Construire une proposition pertinente. Comment ? Aller à la rencontre des nos étudiants, de nos alumni et de notre staff. 80 étudiants débarquent dans nos bureaux armé de questions.
Ce passage à l’action transforme profondément la manière d’apprendre. Une idée n’est plus jugée sur sa qualité perçue, mais sur sa capacité à fonctionner. Une décision n’est plus théorique : elle engage le collectif.
Et surtout, le projet ne reste pas sur un slide. Il existe.
Trois mois pour concevoir, organiser et livrer un événement. La contrainte est forte. Elle est volontaire…. Et puis “ils n’ont pas d’excuse”.
Car c’est dans cette tension que les apprentissages prennent tout leur sens. Il faut avancer malgré l’incertitude. Décider sans avoir toutes les réponses. Gérer les désaccords. Maintenir une dynamique collective. Trouver des partenaires. Structurer une vision.
La deadline, elle, ne bougera pas. Ce cadre impose une posture différente. Les étudiants ne sont plus spectateurs de leur formation. Ils deviennent acteurs. Responsables. Engagés. Ils découvrent ce que signifie réellement travailler en équipe… une équipe de quatre-vingts personnes.
Ce projet aboutit à un événement concret : la première soirée entrepreneuriale de l’ISC Paris, organisée le 8 juin 2026.
Pensée comme un véritable moment de rencontre entre étudiants, alumni et professionnels, cette soirée dépasse largement le cadre pédagogique.
Des porteurs de projets viendront pitcher devant un jury composé d’entrepreneurs, de dirigeants, d’investisseurs. Trois minutes pour convaincre. Deux minutes pour répondre.
Dans la salle : alumni, recruteurs, partenaires. Autant d’opportunités de rencontres, d’échanges, de connexions pour les étudiants du Programme Grande École ISC Paris.
Pour les organisateurs, l’enjeu est clair : faire exister un événement crédible, utile, structuré. Un événement qui marque pendant et après.
Aller au bout : ce qui change vraiment dans l’active learning
Ce qui distingue ce module, ce n’est pas le projet en lui-même. C’est le fait d’aller jusqu’au bout. Trop souvent, les projets académiques s’arrêtent avant l’épreuve du réel. Ici, c’est l’inverse. L’évaluation repose sur ce qui est produit. Sur ce qui existe.
Cette logique transforme l’apprentissage. Les étudiants ne retiennent pas seulement des concepts, ils retiennent une expérience. Ils savent ce qu’ils ont fait. Ils savent ce que cela implique.
L’ISC Paris revendique depuis longtemps une pédagogie fondée sur l’action. Ici, elle prend une forme tangible et mesurable. Apprendre ne consiste plus uniquement à comprendre. Apprendre en école de commerce, c’est faire. Faire avec des contraintes. Faire avec d’autres. Faire avec des enjeux réels.
C’est cette immersion qui permet aux étudiants du Programme Grande École de développer des compétences difficiles à transmettre autrement : la capacité à décider, à s’adapter, à convaincre, à construire… Se révéler dans l’action par l’action.
Pour beaucoup, ce type de projet agit comme un révélateur. Certains découvrent une appétence pour la gestion de projet. D’autres se révèlent dans la négociation, la coordination, la prise de décision. Certains prennent confiance. D’autres apprennent à gérer la pression. Tous évoluent. Parce que l’expérience les oblige à sortir de leur posture initiale. À prendre leur place. À s’engager réellement.
Dans le monde professionnel, une question revient souvent : que savez-vous faire concrètement ?
Ce type de module y répond directement. Les étudiants ne se contentent pas de parler de gestion de projet. Ils en ont vécu une. Ils peuvent expliquer leurs choix, leurs erreurs, leurs ajustements. Mais pas que.
Comme le résume Assia, étudiante organisatrice : « C’est notre moment. » Et elle a raison. À chaque étape du projet, l’opportunité est là. Car organiser cet événement, c’est aussi entrer de plain-pied dans l’écosystème ISC et notamment dans son réseau Alumni.
En collaboration étroite avec l’association des Alumni, les étudiants vont chercher les profils qui font la différence : entrepreneurs à succès, fondateurs en devenir, experts métier. Ils sollicitent, ils négocient, ils convainquent. Ils apprennent à activer un réseau, en l’occurrence un réseau qui a 63 ans d’existence.
Et ce réseau, c’est aussi leur promotion. Quatre-vingts pairs avec qui ils ont traversé l’incertitude, pris des décisions, surmonté des blocages. Le réseau numéro un post-études se construit ici. Quant aux Alumni, ils ne sont pas seulement des intervenants. Ils deviennent des passerelles pour ceux qui sauront saisir l’opportunité.
À travers cette expérience, le Programme Grande École de l’ISC Paris affirme une conviction forte : la formation ne doit pas seulement transmettre des connaissances. Elle doit permettre de construire une posture.
Une posture d’acteur. Créer, décider, collaborer, s’adapter. Ce sont ces compétences — celles que l’active learning en école de commerce permet de développer — qui font la différence sur le marché du travail.
Elles ne s’acquièrent pas uniquement en cours. Elles se développent dans l’expérience.Et c’est peut-être là que se joue la vraie valeur d’une formation… Bref, ceci n’est pas un cours.
