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Alternance en école de commerce : se professionnaliser bien avant le diplôme

Trouver une alternance en école de commerce est devenu un vrai parcours du combattant. Les entreprises recherchent des candidats capables de comprendre rapidement leur environnement, de s’intégrer dans une équipe et de prendre progressivement des responsabilités. Mais comment acquérir cette expérience lorsqu’on est encore étudiant ?

C’est précisément tout l’intérêt de l’alternance. Elle permet de ne pas attendre son diplôme pour découvrir le monde professionnel, mais d’en faire l’expérience pendant ses études.

À l’ISC Paris, cette immersion repose aussi sur un accompagnement qui commence bien avant la signature du contrat et se poursuit tout au long du parcours. Mohamed Debboun, en charge des relations entreprises et de l’alternance sur le campus parisien, accompagne chaque année près de 500 étudiants dans cette transition entre l’école et l’entreprise.

Dans la vidéo qui accompagne cet article, il revient sur les réalités de la recherche d’alternance, les attentes des recruteurs et les dispositifs mis en place par la Direction des Relations Entreprises de l’ISC Paris.

Pourquoi faire de l’alternance en école de commerce ? 

C’est l’un des paradoxes les plus connus des jeunes diplômés : certaines offres destinées à des profils juniors demandent déjà une première expérience professionnelle significative.

Alors, comment commencer ? Pour Mohamed Debboun, l’alternance apporte une réponse très concrète. Elle permet d’acquérir cette expérience avant même d’arriver sur le marché du travail à temps plein.

Pendant son cursus, l’étudiant découvre le fonctionnement réel d’une entreprise, ses méthodes, ses contraintes et ses exigences. Il apprend son métier, bien sûr, mais développe aussi ce que Mohamed considère comme déterminant dans un recrutement : les soft skills.

Travailler en équipe, communiquer, prendre des initiatives, s’adapter, gagner en autonomie ou trouver sa place dans une organisation ne s’apprend pas uniquement dans une salle de cours. Ces qualités se construisent aussi dans l’expérience quotidienne de l’entreprise.

L’alternance permet ainsi de faire dialoguer deux apprentissages : celui de l’école et celui du terrain.

Trouver une alternance en école de commerce : tout commence par un projet clair

Avant de parler CV, candidature ou entretien, Mohamed Debboun insiste sur une première étape souvent négligée : construire son projet.

Chercher une alternance sans savoir ce que l’on souhaite découvrir, le type de missions recherchées ou l’environnement dans lequel on aimerait évoluer conduit facilement à multiplier les candidatures sans véritable direction. Et lorsque le marché devient plus concurrentiel, envoyer davantage de CV n’est pas nécessairement la meilleure stratégie.

Mohamed utilise une comparaison qu’il affectionne : la recherche d’une alternance ressemble à un mariage. Pour que cela fonctionne, l’entreprise doit avoir envie de choisir l’étudiant, mais l’étudiant doit aussi pouvoir se reconnaître dans l’entreprise.

« Si j’envoie 200 CV à 200 personnes différentes, ça ne marche pas. Par contre, si j’en envoie 20, mais que je parle directement à chacune de ces 20 personnes, j’aurai plus de réponses que sur les 200. » Mohamed Debboun

Une candidature pertinente est donc une candidature pensée pour son destinataire. Plutôt que d’envoyer le même CV à tout le monde, il est souvent plus efficace d’identifier les entreprises qui correspondent réellement à son projet, de comprendre leurs attentes et d’adapter sa candidature à chaque opportunité. Cette préparation fait pleinement partie de l’accompagnement proposé par l’ISC Paris.

L’accompagnement ISC Paris : de l’admission à la diplomation

L’accompagnement du pôle alternance commence dès l’admission de l’étudiant à l’ISC Paris et Mohamed Debboun tient à rester présent jusqu’à sa diplomation.

Concrètement, cet accompagnement se déroule en trois temps :

  • Préparer la recherche : clarification du projet professionnel, travail du CV, du mail de candidature, posture professionnelle et entraînement aux entretiens de recrutement.
  • Signer le contrat : une fois l’entreprise trouvée, la mise en place administrative n’est que le début du suivi, pas la fin.
  • Suivre l’alternance dans la durée : des points de contact réguliers : en visio, par téléphone ou sur le terrain pour garder le lien entre l’étudiant, l’entreprise et l’école.

L’objectif n’est pas de chercher à la place de l’étudiant, mais de lui donner les méthodes pour devenir progressivement autonome. Car obtenir une alternance est une première réussite ; la réussir en est une autre.

Pour beaucoup d’étudiants, il s’agit de leur toute première expérience longue en entreprise. Il faut apprendre à trouver sa place, comprendre les attentes de son manager, communiquer lorsque quelque chose ne fonctionne pas, et concilier les exigences du cursus académique avec celles de la vie professionnelle. « Pas de nouvelles, bonne nouvelle », aime dire Mohamed, mais garder le contact régulièrement évite justement d’attendre qu’une difficulté devienne critique avant d’intervenir.

L’entreprise elle-même peut aussi avoir besoin d’être accompagnée : encadrer un alternant n’est pas tout à fait la même chose que manager un salarié expérimenté. L’ISC Paris joue alors ce rôle de trait d’union entre les différentes parties.

Des entreprises partenaires vraiment intégrées à la vie du campus

Cette relation avec le monde professionnel dépasse la seule recherche d’alternance. Pour Mohamed Debboun, un partenariat n’a de valeur que s’il vit réellement, pas seulement sur le papier.

Cela veut dire échanger régulièrement avec les recruteurs pour comprendre l’évolution de leurs métiers et des compétences recherchées, mais aussi faire entrer les professionnels dans l’école : interventions en cours, masterclasses, conférences métiers, ou encore conseils de perfectionnement organisés chaque année avec des entreprises partenaires représentatives des secteurs d’activité de l’école.

L’enjeu est double : les étudiants sont confrontés très tôt aux réalités du marché, et les entreprises rencontrent les nouvelles générations, comprennent mieux leurs aspirations et contribuent à la réflexion menée autour de la formation.

« On veut que l’entreprise soit dans notre école comme notre école est dans les entreprises. » Mohamed Debboun

Cette proximité construit une relation qui dépasse une convention signée entre deux institutions. Elle crée un écosystème dans lequel étudiants, recruteurs et école échangent au quotidien — pas seulement « quelques signatures en bas de page ».

Job dating et forums alternance : transformer un CV en rencontre

Les job datings et forums organisés tout au long de l’année par l’ISC Paris prolongent cette logique. Pour un étudiant, ils permettent de sortir d’un processus de recrutement parfois très impersonnel. Derrière une candidature apparaît enfin une personnalité. Derrière une offre d’alternance apparaît une équipe, un environnement, une culture d’entreprise.

Avant ces rencontres, les étudiants sont préparés : tenue professionnelle, CV en main, posture, manière d’aborder un premier échange. Car une première rencontre peut changer la perception d’un profil.

Un étudiant qui dispose de peu d’expérience peut paraître moins impressionnant sur le papier qu’un autre candidat. Pourtant, une fois face au recruteur, sa curiosité, sa capacité d’apprentissage, son énergie ou sa manière de raisonner peuvent tout changer.

En entretien, c’est le savoir-être qui fait souvent la différence

Lorsqu’on débute, il est facile de penser que le candidat avec le plus d’expérience part nécessairement avec une longueur d’avance. Ce n’est pas toujours le cas.

Les compétences techniques restent indispensables, mais elles s’apprennent et évoluent d’une entreprise à l’autre. Le savoir-être, la capacité à collaborer, l’envie d’apprendre ou la façon de réagir face à une difficulté racontent autre chose du candidat.

L’image de Mohamed Debboun : Leroy Merlin et Brico Dépôt vendent exactement la même chose mais pas de la même manière. Chez Brico Dépôt, on vous dira « oui, vous pouvez l’utiliser, prenez-la ». Chez Leroy Merlin, on vous expliquera « cette vis-la est faite pour ça, ça et ça ». Même produit, deux façons de le vendre. C’est exactement ce qui se joue en entretien : les hard skills se ressemblent d’une entreprise à l’autre, mais on n’achète pas un savoir-faire, on achète un savoir-être.

Mohamed le constate notamment chez les étudiants de Bachelor, qui peuvent se sentir désavantagés face à des candidats plus avancés dans leurs études. Il a pourtant vu des recruteurs subjugués par la façon dont un étudiant en Bachelor abordait son travail et progressait — bien plus que par son expérience. Pour un futur alternant, l’enjeu n’est donc pas de prétendre déjà tout savoir, mais de comprendre ce qu’il peut apporter et de savoir l’exprimer.

Bien préparer sa candidature : les outils concrets à utiliser

Réussir sa recherche d’alternance se prépare aussi avec des outils très concrets, que Mohamed Debboun recommande à ses étudiants :

  • Tester son CV sur un ATS (comme Brio) pour vérifier qu’il passe bien les filtres automatiques des recruteurs.
  • Passer l’offre d’emploi dans une IA pour identifier les soft skills réellement recherchées, et vérifier qu’elles apparaissent bien sur son CV.
  • Repérer les mots-clés de l’offre et les reprendre naturellement dans sa candidature pas pour tricher, mais pour parler le même langage que le recruteur.

Un CV bien personnalisé et bien préparé multiplie par deux, voire trois, les chances d’être recontacté. Ce n’est pas une garantie de réponse positive mais c’est déjà la garantie de rester du bon côté du bureau, plutôt que dans la corbeille.

L’alternance, un choix de vie à ne pas prendre à la légère

L’alternance ne doit pas être choisie uniquement pour financer ses études ou ajouter une ligne à son CV. Elle implique de mener simultanément une vie d’étudiant et une vie professionnelle, pendant un ou deux ans, en répondant aux attentes de l’école comme à celles de l’entreprise.

Le choix mérite donc d’être préparé, en amont, autour de quelques questions simples :

  • Quel métier ai-je envie de découvrir ?
  • Dans quel environnement ai-je envie de travailler ?
  • Quelles entreprises correspondent à mes valeurs ?
  • Qu’ai-je envie d’apprendre et que puis-je déjà apporter ?

Ne pas connaître immédiatement toutes les réponses n’est pas un problème. C’est justement l’une des raisons d’être de l’accompagnement. Pour Mohamed Debboun, la réussite d’une alternance se construit dans cet équilibre : être pleinement étudiant et devenir progressivement professionnel. Et quand les deux fonctionnent ensemble, l’alternance devient bien plus qu’un rythme d’études — elle devient l’une des premières étapes d’une carrière.

Conclusion : préparez votre projet, le reste suivra

Trouver une alternance en école de commerce ne se résume pas à envoyer des CV en masse. C’est un projet à construire, une candidature à personnaliser, et une personnalité à assumer face au recruteur.

Comme le résume Mohamed Debboun : préparez-vous, et le meilleur suivra.

Vous cherchez votre alternance ? Regardez l’interview complète de Mohamed Debboun en tête d’article.


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