Vous connaissez le nom de votre programme. Peut-être avez-vous déjà repéré une spécialisation, imaginé votre premier stage, commencé à rêver d’un semestre à l’étranger. Ce que vous ne connaissez pas encore, ce sont les noms des personnes qui compteront dans votre vie professionnelle… et personnel.
Votre futur associé est peut-être assis quelques rangs plus loin. La personne qui vous recommandera un jour pour un poste participe peut-être au même projet associatif que vous. Votre future recruteuse est peut-être diplômée de l’école depuis dix ans. Et celui ou celle qui, dans quelques années, vous donnera le conseil qui changera votre façon d’entreprendre reviendra peut-être demain sur le campus. #pierrebarreaud
C’est toute la particularité du réseau d’une école de commerce : on commence à le construire bien avant de savoir qu’il nous sera précieux.
À l’ISC Paris, cette communauté représente aujourd’hui environ 24 000 alumni répartis sur les cinq continents. Mais sa force ne tient pas seulement à un chiffre. Elle se raconte dans les liens qui continuent d’exister, de circuler et de se transmettre entre les générations. Ce lien circule de cœur en cœur par : ISC notre école.
Le mot « réseau » évoque LinkedIn, les cartes de visite, les cocktails d’affaires. Dans la réalité, il commence beaucoup plus simplement. Par une promotion. Un travail de groupe. Une association. Une Entreprise Étudiante. Un projet entrepreneurial. Un événement que l’on doit organiser ensemble.
À l’ISC Paris, cette dimension prend une importance particulière parce qu’elle rencontre directement la façon dont les étudiants apprennent. L’Active Learning les place régulièrement dans des situations où il ne suffit plus de connaître une notion : il faut l’utiliser.
Convaincre un partenaire. Répartir des responsabilités. Défendre une idée. Trouver un budget. Prendre une décision quand tout le monde n’est pas d’accord. Réagir quand le plan initial ne fonctionne plus. Parfois réussir. Parfois se tromper. Recommencer… toujours.
Ces expériences enseignent le management. Elles font aussi autre chose, plus discrètement : elles créent des relations que trois ans de cours magistraux ne créeront jamais.
On ne connaît pas quelqu’un de la même manière après avoir partagé quelques heures d’amphi qu’après avoir passé plusieurs semaines à construire un projet avec lui. Et quelques années plus tard, ces souvenirs peuvent devenir de la confiance professionnelle.
Il faut dédramatiser une expression : « faire du réseau ». Un réseau professionnel ne se construit pas nécessairement en allant serrer des mains dans des cocktails. Il peut simplement commencer par une amitié.
Puis la vie professionnelle fait son œuvre. Un ancien camarade partage une offre. Une amie de promotion recommande un profil. Deux diplômés créent une entreprise ensemble. Un ancien étudiant devient client d’un autre. Quelques années après le diplôme, la personne rencontrée sur un projet étudiant est devenue recruteur, entrepreneur, manager, investisseur, ou partenaire.
Un réseau ne remplace ni les compétences ni le travail. Il ne transforme pas automatiquement une rencontre en opportunité, encore moins une connaissance en emploi. Il crée des rencontres, de la confiance, des opportunités que votre travail vous permettra de saisir.
C’est probablement pour cela que les relations construites pendant les études pèsent souvent plus lourd que celles nouées ensuite : elles ont commencé avant que chacun ne possède un titre sur sa carte de visite.
Au fil des promotions, cette première communauté s’agrandit. Le réseau ISC Paris compte aujourd’hui environ 24 000 alumni répartis sur les cinq continents. Derrière ce chiffre : autant de trajectoires, de secteurs, d’entreprises et de métiers.
Mais accumuler des diplômés ne suffit pas à faire un réseau. Encore faut-il qu’ils reviennent. À l’ISC Paris, certains anciens étudiants interviennent auprès des nouvelles promotions. D’autres recrutent, conseillent, siègent dans des jurys, accompagnent des entrepreneurs, transmettent leur expertise lors d’événements. C’est ici que le mot « alumni » prend son sens.
La force d’un réseau ne se mesure pas au nombre de personnes qui le composent. Elle se mesure au nombre de liens qui continuent à vivre. Un diplômé quitte l’école avec ce qu’il y a appris. Quelques années plus tard, il peut y revenir avec ce qu’il a appris depuis.
Cette circulation se voit particulièrement lorsque les alumni reviennent directement à la rencontre des étudiants.
Lors du Boot Camp associatif de l’ISC Paris, Franck, lui-même alumni de l’école, est venu accompagner les étudiants qui s’apprêtaient à prendre des responsabilités au sein des Entreprises Étudiantes. Pendant trois heures, il les a fait travailler sur une compétence essentielle : le pitch. L’atelier s’est terminé par un concours où chacun devait passer de la théorie à la pratique.
Pris isolément, ce n’est qu’un atelier. Regardons ce qu’il raconte.
Un ancien étudiant revient dans son école. Il partage avec une nouvelle génération une compétence développée au fil de son parcours. Et ces étudiants vont l’utiliser dès le lendemain pour défendre leurs projets, convaincre des partenaires, porter les initiatives dont ils ont désormais la responsabilité.
Ce qui a été appris circule.
Le même schéma se retrouve dans le mentorat individuel. Camille Anezo, diplômée de l’ISC Paris, accompagne aujourd’hui un étudiant du Programme Grande École. Cette relation a une particularité : quelques années plus tôt, celle qui accompagne occupait souvent exactement la même place que celui qu’elle conseille aujourd’hui. Elle connaît les questions. Elle connaît les hésitations. Et surtout, elle connaît l’après.
Pauline Durot est diplômée de l’ISC Paris. Alors qu’elle était encore sur les bancs de l’école, elle a décroché un stage chez PwC à Bruxelles, l’un des plus grands cabinets de conseil et d’audit au monde, présent dans 149 pays avec plus de 370 000 collaborateurs. Ce stage a été le point de départ de tout. Quelques années plus tard, à force de travail et d’engagement, elle est devenue associée chez PwC France, où elle accompagne aujourd’hui les transformations RH de grands groupes au sein du pôle Payroll & HR outsourcing. Cette rentrée, elle a fait la sienne… sous un nouveau rôle : marraine de promotion des PGE Finance.
Son message aux étudiants : « Soyez curieux, osez… et ne sous-estimez jamais le pouvoir d’un stage. »
Toute l’histoire de l’article tient dans cette phrase. Un stage trouvé pendant les études. Une carrière construite dessus. Puis un retour, quelques années plus tard, non pas pour raconter son parcours de l’extérieur, mais pour accompagner ceux qui commencent le leur.
Le réseau, ici, ne s’est pas déclaré à la remise des diplômes. Il s’est ouvert à un moment beaucoup plus précis : celui où une étudiante a osé postuler à PwC durant un JOB DATING !
Cette transmission prend une dimension différente lorsqu’il s’agit d’entrepreneuriat.
Avec le Cercle des Entrepreneurs ISC Paris, étudiants, diplômés, mentors et porteurs de projets se retrouvent autour d’idées qui ne demandent parfois qu’à grandir. Lors de son lancement, près de 50 Iscéens étaient réunis autour d’une même mission : confronter les projets à l’expérience des autres.
Un étudiant peut y défendre son idée face à quelqu’un qui a déjà créé une entreprise. Un alumni peut challenger un modèle économique, ouvrir son réseau, partager une erreur, ou simplement poser la question que le porteur de projet n’avait pas envisagée.
Lors de la Soirée Entrepreneuriale organisée en juin 2026, le principe s’est déployé encore plus largement. Étudiants et alumni entrepreneurs venaient pitcher leurs projets devant un jury composé d’entrepreneurs, de dirigeants, d’investisseurs, de professionnels et d’alumni.
Le même soir, un même alumni pouvait donc être à plusieurs endroits en même temps : porteur de projet, jury, mentor, expert, ou simplement membre du réseau capable de provoquer la rencontre qui manquait.
C’est probablement l’une des formes les plus concrètes que peut prendre un réseau d’école de commerce : raccourcir la distance entre celui qui commence et celui qui est déjà passé par certaines étapes.

Parfois, la boucle va encore plus loin.
Certains anciens étudiants ne reviennent pas seulement pour un atelier, un jury ou une conférence. Ils reviennent travailler à l’ISC Paris et accompagnent désormais les générations qui occupent la place qui était autrefois la leur.
C’est le cas d’Ophélie Malingre. Avant de piloter aujourd’hui l’engagement étudiant sur le campus parisien, où elle accompagne plus de 500 étudiants, elle a elle-même été étudiante à l’école et vécu de l’intérieur le système des Entreprises Étudiantes. Une expérience dont elle parle comme d’une étape qui lui a permis d’apprendre à se connaître, à travailler en équipe et à développer ses compétences.
Quelques années plus tard, les rôles se sont inversés. C’est désormais elle qui accompagne les étudiants dans leurs projets et leurs prises de responsabilités.
Sur le même campus, une trajectoire similaire s’écrit avec ses propres mots. Claire Talbot Lerpinière a été étudiante à l’ISC Paris. Elle y a été membre du BDE, puis présidente de l’association Human. Elle a fait partie, à sa manière, de celles et ceux qui font vivre l’école de l’intérieur pendant leurs études. Aujourd’hui, elle est chargée événementiel à l’ISC Paris. Et depuis bientôt trois ans, c’est elle qui organise, chaque année, la remise des diplômes dans la salle du Cirque d’Hiver Bouglione. Autrement dit : la remise des diplômes de ses propres amies.

Ancienne organisatrice de la vie associative, elle est devenue l’organisatrice du dernier grand rendez-vous de cette même vie. Le cercle s’est refermé sur lui-même avec, en son centre, ses propres amies.
Et puis il y a les trajectoires qui se déploient sur beaucoup plus d’années. Pierre Barreaud, également alumni de l’ISC Paris, a connu l’école comme étudiant et comme directeur associatif au moment où le système associatif était à son apogée. Il a ensuite construit son parcours professionnel dans l’entreprise. Puis, lorsque l’ISC Paris a ouvert son campus d’Orléans, il en est devenu le directeur.
Un étudiant qui a contribué à faire vivre son école participe, plusieurs décennies plus tard, à l’écriture d’un nouveau chapitre de son histoire. Entre les deux, une carrière entière s’est construite. Le lien, lui, n’a jamais disparu.
Alex Pierre a fondé son entreprise, It’s Your Time, alors qu’il était encore étudiant à l’ISC Paris. Une boîte imaginée sur les bancs de l’école, portée pendant les études, développée après le diplôme. Aujourd’hui, It’s Your Time est partenaire principal de l’ISC Paris sur le Parcours Passion, la filière qui permet à des jeunes talents de conjuguer excellence sportive, notamment dans le football, et cursus en école de commerce.
La boucle est complète. Une entreprise créée pendant les études par un étudiant devient, quelques années plus tard, l’un des partenaires structurants de sa propre école. L’ancien porteur de projet est passé de l’autre côté du partenariat.
La communauté ISC Paris ne vit pas seulement sur ses campus. Elle se prolonge dans les entreprises.
Les rencontres avec les alumni peuvent avoir lieu lors de job datings, d’interventions professionnelles, de jurys, d’événements, ou d’actions de mentorat. Un diplômé peut conseiller un étudiant sur son secteur. Un recruteur alumni peut repérer un profil. Un entrepreneur peut y rencontrer la compétence dont il aura besoin demain.
Parfois, le lien est immédiat. Parfois, il faut cinq, dix, quinze ans avant qu’une rencontre produise quelque chose. C’est aussi ce qui rend un réseau difficile à mesurer. Un diplôme possède une date d’obtention. Une relation professionnelle, elle, peut se réveiller à n’importe quel moment.
Une fois les études terminées, l’enjeu consiste à ne pas laisser ces relations s’endormir.
C’est notamment le rôle de l’association ISC Paris Alumni, qui anime la communauté à travers des rencontres professionnelles, des clubs régionaux, métiers et internationaux, des dispositifs de mentoring, un Career Booster consacré à l’insertion et à la carrière, et le Hall of Fame qui met en lumière les parcours marquants.
Devenir alumni ne signifie pas sortir de la communauté. C’est simplement y occuper une nouvelle place. L’étudiant devient jeune diplômé. Le jeune diplômé gagne en expérience. Quelques années plus tard, il peut devenir manager, entrepreneur, expert, recruteur ou mentor.
Puis, un jour peut-être, c’est à son tour qu’un étudiant lui pose la question : « Et toi, comment tu as commencé ? » Et le cycle recommence.
Beaucoup d’écoles revendiquent une « taille humaine ». Peu expliquent ce qu’elle produit concrètement.
À l’ISC Paris, elle produit ceci : les promotions se connaissent. Les étudiants croisent d’autres générations. Les responsables associatifs transmettent leurs Entreprises Étudiantes aux promotions suivantes. Les équipes pédagogiques connaissent leurs étudiants par leur prénom. Et les alumni gardent une proximité réelle avec l’école, pas seulement un badge sur LinkedIn.
Un étudiant peut être camarade de promotion le matin, responsable d’une Entreprise Étudiante l’après-midi, porteur de projet le soir, et quelques années plus tard, professionnel invité à revenir transmettre son expérience. Les rôles évoluent. Les relations restent.
Le réseau ISC Paris n’est donc pas seulement large. Il est connecté. Sa valeur ne repose pas sur le seul nombre de profils accessibles dans un annuaire. Elle vient aussi de ce sentiment que les chiffres ne mesurent pas : avoir partagé quelque chose avant d’avoir eu besoin les uns des autres.
Reste une dernière idée à casser.Construire son réseau ne consiste pas à passer ses soirées à distribuer des cartes de visite. Encore moins à faire semblant de s’intéresser à quelqu’un pour lui demander quelque chose plus tard.
Construire son réseau, c’est participer. Aider. Travailler avec les autres. Prendre des responsabilités. Rester curieux. Garder le contact. Donner avant de demander.
Le réseau est d’abord une conséquence de ce que l’on vit ensemble. Il vient récompenser, plusieurs années plus tard, une manière d’être présent aujourd’hui.
À ce titre, la meilleure préparation à un réseau professionnel n’est pas une formation au networking. C’est de s’engager pleinement, dès le premier jour d’école, dans ce qui s’y passe.
Choisir une école de commerce, c’est choisir un diplôme, une pédagogie, des spécialisations, une ouverture internationale, une expérience professionnelle.
C’est aussi choisir, sans encore les connaître, les personnes avec lesquelles une partie de cette histoire va s’écrire. Celles avec lesquelles on va apprendre. Celles avec lesquelles on va essayer, échouer parfois, recommencer et réussir.
Certaines deviendront des collègues. D’autres des clients, des associés, des recruteurs, des mentors. D’autres resteront simplement des amis.
Et puisque les trajectoires ISC Paris réservent parfois quelques surprises, il paraît même que certains étudiants ont fini par se marier entre eux. Pour connaître précisément le nombre de « bébés ISC », il faudra en revanche lancer une autre étude… nous vous tiendrons au courant.
Une école se fréquente pendant quelques années. Les rencontres que l’on y fait peuvent, elles, accompagner toute une vie.
